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  <title>L'Histoire Sans Fin - TOME 1 - Portrait &amp; Parcours antérieur</title>
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  <description>Vanessa, 26 ans - Vénissieux (69) - Mon métier, Assistante Commerciale. Actuellement en poste sous contrat Intérim.
Un blog fantaisiste, à travers lequel je raconte mon parcours professionnel : choix, opportunités, erreurs, déceptions...
Un moyen de se découvrir et de se livrer, au-delà des formalités du CV et de la LM.</description>
  <language>fr</language>
  <pubDate>Thu, 21 Aug 2008 10:22:36 +0200</pubDate>
  <copyright></copyright>
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  <item>
    <title>Enfin</title>
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    <pubDate>Wed, 23 Jan 2008 19:54:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Vanessa FERRI</dc:creator>
        <category>TOME 1 - Portrait &amp; Parcours antérieur</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Novembre 2001.&lt;/strong&gt; Une période creuse et dénuée de sens. De jobs en jobs, de doutes en doutes je tente d'avancer, luttant contre une hypersensibilité qui exhacerbe mes émotions. La colère et la tristesse, posées sur mes épaules, symbolisant la dualité de l'être...
&lt;br /&gt;
Les jours se lèvent et s'enchaînent. Des nuits interminables de remise en question sans trouver le sommeil.
&lt;br /&gt;
Que vais-je faire&amp;nbsp;? Plus sincèrement qu'ai-je envie de faire&amp;nbsp;? Je ne sais pas, je ne sais plus.
&lt;br /&gt;
Le vide intérieur, celui-la même qui se réjouit de grignoter chaque parcelle de confiance acquise, venait de me piéger.  J'assistais avec résignation au démantèlement progressif de mes projets...
&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://vanessaferri.blog.rhonealpesjob.com/public/D_mant_lement.JPG&quot; alt=&quot;Démantèlement&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; /&gt;
&lt;br /&gt;
Je ne suis pas en mesure de reprendre les cours. Inutile d'insister, l'échec de ma précédente tentative demeure omniprésente. ETAM et Alexis CARREL ayant abandonné le champ de bataille, j'étais amère.
&lt;br /&gt;
Changement d'heure à l'heure d'hiver, le temps d'avancer le temps et de prolonger mon errance professionnelle. Seul changement que m'apporta le mois de novembre 2001.
&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Décembre 2001. Puis Janvier 2002.&lt;/strong&gt; Un hiver glacial, à l'image de mes relations familiales. Fatiguée de me défendre et de me justifier je me dérobe et m'enlise dans un marécage de non-dits et d'incompréhension. Je dois agir vite...
&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://vanessaferri.blog.rhonealpesjob.com/public/Atreyu_dans_la_boue.JPG&quot; alt=&quot;Atreyu dans la boue&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Février 2002.&lt;/strong&gt; &lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;L'heure de la résurrection professionnelle a sonné et ma conscience vient brutalement de se réveiller.
&quot; Je veux passer ce BTS et je l'aurai quoiqu'il en coûte.&quot;
&lt;br /&gt;
Coeur noué, gorge serrée je décide d'ouvrir mon classeur de recherches et d'en sortir la liste des établissements proposant de suivre le BTS. Retrouvant mes précédentes demandes d'inscription et en guise d'apaisement , je raye vivement le nom d'Alexis CARREL.
&lt;br /&gt;
La semaine s'est écoulée. Quatre dossiers d'inscription étaient partis, remettant ainsi mon destin aux mains de la providence...
&lt;br /&gt;
En parallèle, je postule chez Flunch histoire de renflouer mes comptes. De retour en terrain familier, je prends mon travail au sérieux. Déléguée en salle, je nettoie les tables, porte la vaisselle en cuisine, fais la plonge... J'aime bien ce job. Il me permet d'être en constante activité et de couper court à mes rancoeurs.
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Mars 2002.&lt;/strong&gt; Heure de la pause déjeuner de la journée. J'allume mon portable. Quelques secondes plus tard, je suis rappelée par la messagerie automatique.
&lt;br /&gt;
&quot;Bonjour Mlle FERRI, Christophe M. du centre de formation PIGIER. Nous avons bien reçu votre dossier d'inscription pour un BTS Action Commerciale et souhaiterions vous convoquer pour une journée de tests. Merci de me rappeler...'
&lt;br /&gt;
Enfin!
&lt;img src=&quot;http://vanessaferri.blog.rhonealpesjob.com/public/Atreyu_re_oit_l_Oryde.JPG&quot; alt=&quot;Atreyu reçoit l&amp;#039;Oryde&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>Conseillère de vente 3/3 - Désillusions</title>
    <link>http://vanessaferri.blog.rhonealpesjob.com/index.php/post/2007/11/28/PORTRAIT-ET-PARCOURS-Conseillere-de-vente-3/3-Desillusions</link>
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    <pubDate>Wed, 28 Nov 2007 17:25:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Vanessa FERRI</dc:creator>
        <category>TOME 1 - Portrait &amp; Parcours antérieur</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;En pleine perte de repères, mes revenus financiers devenaient insuffisants. Je multipliais les déplacements en train sur Avignon, évidemment à sens unique! Ma vie personnelle se compliquait et prenait le dessus dans mon travail. Je manquais de concentration, ce qui n’échappait plus à mes supérieures. Nous fîmes plusieurs mises au point, sans réel succès. Ma motivation s’était altérée. Je réfléchissais à une solution.
Epuisée de toutes ces péripéties et grâce à l'aide de ma meilleure amie, je décidai de mettre un terme à mes bêtises. J'entamai enfin une réflexion plus posée sur mon devenir.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;L'ordre était revenu dans mon esprit et je projetais avec détermination de reprendre des études de commerce. Je sollicitai Elsa pour un entretien afin de lui faire part de mon projet professionnel. En dépit des petits aléas passés, celle-ci me renouvela toute sa confiance.
- &quot; J'ai envoyé plusieurs dossiers de candidature à des organismes de formation par alternance. J'ai réussi les tests d'entrée de l'établissement Alexis Carrel. Je vais intégrer à la rentrée la section BTS Action commerciale et j'aimerais effectuer mon contrat d'apprentissage chez Etam. Accepteriez-vous d'être ma tutrice de formation&amp;nbsp;?
- Sans problème Vanessa.
- Génial, merci infiniment Elsa. Je ne vous décevrai plus, comptez sur moi !&quot;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Je contactai le lycée professionnel, le coeur rempli d'une fierté intense. Je venais de trouver un nouveau but à atteindre, un challenge qui me ferait regagner de l'amour-propre ainsi que la compréhension de mes proches. On me répondit que tout était bon et je fis remplir les formalités administratives par Elsa.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Septembre 2001.&lt;/strong&gt; Les cours allaient débuter sous peu. Je m'étais rendue dans une galerie commerciale afin d'y acheter mes fournitures scolaires. Alors, crayon à papier&amp;nbsp;: OK. Gomme OK. Taille crayon&amp;nbsp;: OK. Stylos bleu, rouge, noir, vert&amp;nbsp;: OK. ...
Je regagnai l'appartement de mon amie après le boulot et relevai le courrier. Une lettre m'était adressée, le cachet de celle-ci provenait de la Direction Départementale du Travail de l'Emploi et de la Formation Professionnelle. J'ouvris cette missive sans attendre et la parcourus rapidement. Je manquai de défaillir dans les escaliers.
&quot;Mademoiselle,
Nous regrettons de ne pouvoir donner une suite favorable à votre dossier. En effet, la poursuite de votre contrat de qualification au sein de la société Etam est impossible.&quot;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;J'appelai aussitôt la DDTEFP et convins d'un rendez-vous urgent avec la personne m'ayant adressé ce missile. Bouleversée et dans la foulée, je contactai Elsa ainsi que l'établissement Alexis Carrel et leur expliquai l'embarras de la situation. Je ne reçus aucun soutien, ni d'un côté, ni de l'autre...
Je me rendis donc seule au rendez-vous et obtins sèchement pour unique réponse&amp;nbsp;:
- &quot; Bon, Mademoiselle, je vais être très claire avec vous. Vous êtes actuellement Conseillère de vente en CDI au sein du magasin Etam de Lyon, c'est bien cela&amp;nbsp;?
- Oui.
- Vous ne pouvez pas changer votre contrat en contrat de qualification&amp;nbsp;!
- Mais on m'avait dit que ...
- Mais enfin Mademoiselle, si vous avez pour ambition d'évoluer professionnellement en tant que vendeuse chez Etam, vous n'avez pas besoin de faire un BTS par alternance! Attendez une formation interne pour obtenir une promotion... Je suis désolée, votre requête n'est pas réalisable!&quot;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://vanessaferri.blog.rhonealpesjob.com/public/11_septembre.jpg&quot; alt=&quot;11 septembre&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Je ne réussis pas à retenir mes larmes ni à contenir mon émotion. Je quittai alors brusquement les locaux de la DDTEFP, la rage au ventre.
Je m'assis un peu plus loin sur un banc en pierre et allumai une cigarette pour seule consolation. Ma respiration était saccadée, hachée par de bruyantes inspirations que je ne pouvais contrôler. Les passants autour de moi me scrutaient discrètement. J'en voulais à la Terre entière... Pourquoi moi&amp;nbsp;? Pourquoi maintenant&amp;nbsp;? Ce projet était tellement ancré en moi, mes aspirations n'étaient plus abstraites... J'en avais parlé à mes parents, à mes amis... Je fondais tellement d'espoir dans ce BTS... Je contemplais avec impuissance le démantèlement pierre après pierre de ma forteresse, qui au final, n'avait jamais été plus solide qu'un simple château de cartes...&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Personne ne m'aida. Personne n'essaya de négocier avec la DDTEFP. Alors, forte de mes désillusions je quittai tout.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Epilogue :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Je cumulais les petits jobs sans grandes convictions. Employée chez Z, Jean Delatour, Flunch ...
Je tentais d'envoyer des candidatures à la FNAC, au Disney Store... Sans retour.
C'en était trop. Trop de dispersions futiles, trop de remises en question, trop de facteurs venaient parasiter mes idéaux... Février 2002, il était temps de réagir, j'avais besoin d'une nouvelle donne...&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les points positifs de cette expérience :&lt;/strong&gt;
Etre conseiller de vente ce n'est pas rester attentiste. Il faut au contraire aller à la découverte des besoins du client, sans pour autant lui véhiculer un sentiment d'agression.
Cela exige une très bonne capacité d'écoute ainsi qu'une réactivité adéquate pour conseiller le client.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Je dois ma capacité de résistance à cette expérience.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les points négatifs de cette expérience :&lt;/strong&gt;
Je l'ai plus vécu comme une épreuve parfois.
J'ai cessé de croire aux miracles (il était temps)&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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  <item>
    <title>Conseillère de vente 2/3 - Rebondissements</title>
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    <pubDate>Sun, 25 Nov 2007 12:18:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Vanessa FERRI</dc:creator>
        <category>TOME 1 - Portrait &amp; Parcours antérieur</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;Je quitte finalement «&amp;nbsp;Camaïeu enfants », ne leur donnant pas la raison exacte de mon départ.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Je bénéficiai d’une dizaine de jours de vacances. C’était au mois de mars, je m’apprêtai à fêter mes 20 ans. Le bel âge, mais aussi celui des doutes. J'appréhendais la réaction de mes parents. Allaient-ils comprendre pourquoi j'avais décidé de rompre mon 1er CDI&amp;nbsp;? Ma mère m'encouragea. En revanche, entre mon père et moi ce fut le conflit. Notre complicité de toujours commençait à s'éclipser, remplacée par un état de non communication. Malgré tout, j'étais déterminée dans mes nouvelles aspirations, fière d'intégrer prochainement l'équipe &quot;pionnière&quot; du futur grand Etam de Lyon.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Avril 2001.&lt;/strong&gt; Il est temps de partir. Je prends le métro à la gare de Vénissieux direction Bellecour. Je rejoins à pied le point de rendez-vous. Il est presque 9 heures. Me voici devant le bâtiment qui accueillera bientôt le grand magasin. Une dizaine de personnes se sont regroupées et discutent. Je prends part aux conversations. Nos responsables arrivent plus tard par le même chemin et nous accueillent&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;-	«&amp;nbsp;Bonjour à tous. Nous sommes fières de vous compter parmi nous. Vous êtes celles et ceux qui ont été choisis pour constituer l’équipe qui ouvrira très prochainement les portes du «Grand Etam de Lyon ». Je suis Elsa, votre responsable et voici Aline, mon adjointe. Nous allons faire du bon boulot ensemble…&amp;nbsp;»&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Sur ces mots, Elsa nous fait signe de la suivre. En file indienne, nous entrons dans le magasin par les coulisses. Conçue sur deux étages, la surface de vente est d’une dimension impressionnante. Les travaux ne sont pas terminés. Des odeurs de peinture fraîches émanent, le sol est recouvert d’une gigantesque bâche en plastique. Les pièces ne comportent aucun meuble et chacun de nos pas raisonne. Très attentivement, nous écoutons nos responsables nous donner le programme des 7 prochains jours. Visite des entrepôts Parisiens, agencement du magasin, mise en place des collections, formation aux techniques de  vente... Il est déjà 12H, la matinée s'est écoulée très rapidement. En pleine euphorie,  je n'ai pas vu le temps passer.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;J moins 5 de l'ouverture. Nous partons pour les grands entrepôts parisiens. Le déplacement doit durer 3 jours. Passé celui-ci, nous n’aurons plus que 2 jours pour être opérationnels.
Notre mission est de prendre conscience de l’ampleur des collections et du travail fourni par le personnel des entrepôts. Ce sont d’immenses hangars sombres et froids qui ont pour rôle de centraliser la totalité des marchandises, de les répartir puis de les réexpédier à toutes les boutiques de France. Perdus au milieu de ce bazar démesuré, nous ressemblons à une colonie de fourmis. Pendant deux longues journées nous œuvrons sans relâche. Scanner les vêtements, biper les vêtements, plier les vêtements, pendre les vêtements…  Assis sur le sol râpeux, nos habits s'usent et se chargent d'échardes de bois. Nos petits doigts fragiles de vendeurs se piquent sur les pointes des antivols lorsque nous les fixons aux pantalons, vestes, jupes et jeans... Ah, l'envers du décor! Heureusement que cette situation n'est que temporaire...&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://vanessaferri.blog.rhonealpesjob.com/public/Fourmis.jpg&quot; alt=&quot;Fourmis Werber&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le soir, toute l'équipe prend le temps de sympathiser. Elle ne compte que deux hommes. Ils sont un peu comme les fils de la famille, ayant parfois droit à des traitements de faveur, couvés et bichonnés. Entre nous l'entente est cordiale, le groupe harmonieux. Nous sommes un échantillon de la société, une fenêtre ouverte sur les traits de caractère humains. Il y a la discrète, la frimeuse, la râleuse, la timide, la rebelle, la jalouse, la confidente, l’expérimentée, l'angoissée, la maladroite, la rêveuse, l'hypocondriaque, la maman, l'innocente, la sportive, la poupée... Chacun de nous ayant une place bien définie.&lt;/p&gt;



&lt;p&gt;Nous sommes à  J moins 1de l'ouverture. Nous avons reçu nos tenues de conseiller et disposons de plusieurs ensembles avec lesquels nous alternerons pendant la semaine. Le plus dur est passé, il reste une dernière étape&amp;nbsp;: la soirée d'inauguration.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Nous y voici, les portes automatiques s'ouvrent et accueillent nos premiers clients. Postée à l'entrée, j'ai pour mission de saluer gracieusement tous les invités du &quot;Bal&quot;. Mes collègues et moi sommes apprêtés comme pour une cérémonie des Césars. Nous sommes les Princes de la forteresse Etam et nous prenons notre rôle à coeur... La magie opère, ce soir là nous réalisons une recette excellente.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://vanessaferri.blog.rhonealpesjob.com/public/Cendrillon.jpg&quot; alt=&quot;Barbie Cendrillon&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Quelle ascension sociale! En une semaine je suis passée de fourmi à Princesse! (Je vais peut-être revendre les droits de mon histoire aux studios Disney !)&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Juillet 2001,&lt;/strong&gt; un trimestre s'est déjà écoulé emportant avec lui nombre de mes rêves. Je suis convoquée dans le bureau d’Aline situé au sous-sol du magasin. Je commence à ressentir de l'angoisse, ai-je mal fait quelque chose&amp;nbsp;? Je frappe à la porte et obéit à l'ordre d'entrer.
Quatre de mes collègues sont déjà assis. Benjamin se tourne vers moi et m'adresse un sourire sécurisant. Je comprends que nous n'allons pas nous faire remonter les bretelles. Au contraire, nous sommes 5 conseillers à avoir été désignés pour effectuer un déplacement de deux jours à Avignon. Nous y sommes attendus pour aider avant  l’inauguration du prochain magasin en centre ville. Nous acceptons tous ce nouveau challenge, reconnaissants de la confiance témoignée par nos responsables.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Nous sommes très bien accueillis par nos homologues de Provence. Nous participons activement au nettoyage, à l’inventaire des stocks, au «&amp;nbsp;bipage&amp;nbsp;» des vêtements, à l’agencement du display… Toutefois, en tant que vendeurs expérimentés qui se respectent, nous ne pouvons pas nous empêcher d'arborer un comportement quelque peu hautain. Après tout, nous avons vécu une inauguration avant eux, nous sommes les &quot;sages Conseillers de vente&quot; prêts à livrer notre savoir-faire à nos disciples.
Le boulot terminé nous redescendons bien heureusement sur Terre et regagnons notre hôtel.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La ville d'Avignon m'est inconnue. Je partage ma chambre d'hôtel avec une collègue, cependant je m'ennuie fermement. Le contexte me permet d'aborder soudain une réflexion intérieure existentielle&amp;nbsp;: Où achète-t-on des cigarettes à proximité&amp;nbsp;?
Finalement mes collègues partent dîner, je ne les accompagne pas, désireuse de visiter la ville en dehors du cadre professionnel.
Je quitte consécutivement l'hôtel, il est 20H. Alors que je cherche un restaurant,  je suis interpellée par une voix inconnue provenant du trottoir d’en face. Hélas, je me retourne et fais la connaissance de celui qui par la suite, deviendra l'une de mes plus grossières erreurs de jeunesse! Moralité, j'aurais mieux fait de continuer à m'ennuyer...&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le lendemain, tout est en place pour l’ouverture. Nous avons bien travaillé et accusons de la fatigue.
De retour sur Lyon, je suis déconnectée de la réalité, l'air de plus en plus songeur. Mes amis se posent des questions. Je leur raconte mon déplacement, oubliant volontairement de leur parler de mon escapade nocturne. Mais je réalise vite qu'il est impossible de tromper ma meilleure amie&amp;nbsp;! J'assiste à une séance de &quot;grondage&quot;&amp;nbsp;:
- &quot;Vaness'&amp;nbsp;! T'es fêlée ou quoi&amp;nbsp;? Faudrait que t'arrêtes de t'gaver de dessins animés&amp;nbsp;! Ce genre d'histoire ne mène nulle part.
- Attends, j'vois pas c'que j'ai fait de mal&amp;nbsp;? Après tout j'ai bu un verre avec quelqu'un que je ne reverrai plus à l'avenir... C'est quoi le problème&amp;nbsp;?
- Le problème c'est que tes yeux trahissent tes paroles ma grande !&quot;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Je ne lui ai plus parlé pendant un mois. Mais elle avait parfaitement raison. Incapable d'oublier cette rencontre et persuadée que je devais vivre cette histoire, je décidai de passer mes week-ends sur Avignon.
Mes choix ne convenaient plus à mon entourage et je fus hébergée par une amie. J'étais devenue libre de vivre ma vie telle que je l’entendais, non sans problèmes…&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://vanessaferri.blog.rhonealpesjob.com/index.php/post/2007/11/25/Portrait-parcours-Conseillere-de-vente-2/2#comment-form</comments>
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    <title>Conseillère de vente 1/3 - Jeune Padawan</title>
    <link>http://vanessaferri.blog.rhonealpesjob.com/index.php/post/2007/11/01/Premiers-pas-professionnels-Conseillere-de-vente</link>
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    <pubDate>Thu, 01 Nov 2007 23:17:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Vanessa FERRI</dc:creator>
        <category>TOME 1 - Portrait &amp; Parcours antérieur</category>
        <category>expérience</category>    
    <description>    &lt;p&gt;Le départ de France Loisirs, une étape difficile. Mon contrat arrive à échéance.
Mes dernières journées de travail à la boutique me rendent peu à peu nostalgique. Je sais que dans quelques jours je redeviendrai anonyme sur le marché de l'emploi. J'éprouve de l'angoisse et de la peine. Je clôture ma caisse pour la dernière fois. Je ferme les portes automatiques et descends le rideau de fer.
Je suis Cendrillon et il est minuit passé. Seulement, je n'ai pas pour marraine une bonne fée.
&lt;br /&gt;
&lt;img src=&quot;http://vanessaferri.blog.rhonealpesjob.com/public/baguette_magique.gif&quot; alt=&quot;baguette magique&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Avec la gentillesse qui la caractérisait, ma responsable organisa généreusement une petite fête chez elle en compagnie de toute l'équipe. Ils m'offrirent un cadeau symbolisant leur sympathie et leurs encouragements.
Je remerciai vivement tout le monde pour ce geste et ce fut la fin de la soirée. La page France Loisirs venait de se tourner... Je me fis intérieurement la promesse de ne jamais oublier tout ce que je venais de vivre.
&lt;br /&gt;
Une nouvelle semaine commence, j'entreprends la recherche d'un autre job, sans grandes convictions.
Je fais un bilan succinct de mon parcours. La vente, je ne vois rien d'autre pour le moment.
J'ouvre le journal à la page &quot;offres d'emploi&quot;. Vendeuse à domicile&amp;nbsp;? Non c'est limite, j'habite encore chez mon père! Entreprise dynamique recherche en vue de son expansion, de jeunes collaborateurs motivés pour promouvoir sa... Oh non, ça m'ennuie déjà. Alors... Quoi d'autre... L'immobilier! C'est bien ça l'immobilier, c'est porteur! Expérience minimum de 2 ans requise. Eh mer...credi!
Je passe une heure à lire tout ce qui pouvait être lu dans cette rubrique. Rien ne me correspond.
Mon père est déjà entrain de me reprocher d'avoir quitté la fac! Je sors faire un tour en ville.
&lt;br /&gt;
Je me rends au Centre Commercial de la Part-Dieu pour aller me détendre au cinéma et au moment de franchir les portes, j'ai une révélation. Je me trouve dans une matrice à jobs! Le sourire me revient. Je fais le tour de plusieurs enseignes et me présente spontanément dans celles qui m'intéressent.
Bingo! Je frappe à la bonne porte. Tôt le lendemain, je retourne au Centre Commercial munie de mon CV et de ma lettre de motivation. La responsable me rappelle très vite, le besoin est urgent. Trois jours plus tard, je suis en poste, en qualité de conseillère de vente chez Camaïeu enfant.
&lt;br /&gt;
- &quot;Tu vois papa, il ne fallait pas t'inquiéter!&quot;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;br /&gt;
Je suis embauchée pour des besoins temporaires. J'ai un contrat de 27 heures par semaine dans l'espoir d'un CDI à la clé. L'ambiance n'est pas comparable avec celle vécue précédemment chez France Loisirs. Pourtant je m'intègre bien. J'exécute correctement mon travail sans pour autant ressentir une quelconque passion. La clientèle est plutôt pressée et peu souriante. A ce niveau là, je suis plus proche du contact &quot;Mac Do&quot;. Les vêtements, sur place ou à emporter? C'est ironique mais proche de la réalité. Heureusement que les enfants sont là pour me faire rire! Ca vaut le détour! C'est très stéréotypé. Les petits garçons font tout sauf s'intéresser aux vêtements que sont entrain de leur acheter leurs mamans, quant aux petites filles, sages telles de vrai héroïnes de la comtesse de Ségur et moi, au milieu, en Cadichon. Ils m'ont souvent prise pour une bourrique!&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://vanessaferri.blog.rhonealpesjob.com/public/bourriquet.jpg&quot; alt=&quot;Bourriquet&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;br /&gt;
Cette nouvelle approche de la vente enrichit mes compétences techniques. Mon vocabulaire commercial s'étoffe. J'applique désormais de récentes aptitudes. Mes conseils sont de plus en plus en adéquation avec les besoins de la clientèle. Mon panier moyen devient honorable. Cependant, les jours passent et mon CDI tant escompté et tellement nécessaire, ne vient pas. J'apprends bientôt officieusement que ce n'est pas à l'ordre du jour, la boutique devant faire face à des changements imminents. La responsable s'apprêtant à être remplacée... (Mince! Je vais devoir encore patienter.)
&lt;br /&gt;
Un soir, celle-ci m'annonça officiellement la situation&amp;nbsp;:
- &quot; Vanessa, je vais prochainement prendre de nouvelles fonctions au sein d'une autre entreprise. Vous le saviez?&quot;
- &quot; Euh, non.&quot;
- &quot; On m'a confié la responsabilité d'un magasin devant prochainement s'ouvrir. Je devrai entre autre constituer mon équipe et j'ai pensé que vous pourriez en faire partie...&quot;
Etre débauchée, c'est un sentiment flatteur. Je réfléchissais peu à peu à la question.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;NB&amp;nbsp;: Un padawan est un jeune apprenti Jedi.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://vanessaferri.blog.rhonealpesjob.com/index.php/post/2007/11/01/Premiers-pas-professionnels-Conseillere-de-vente#comment-form</comments>
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      </item>
    
  <item>
    <title>France Loisirs</title>
    <link>http://vanessaferri.blog.rhonealpesjob.com/index.php/post/2007/10/30/Premiers-pas-professionnels-France-Loisirs2</link>
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    <pubDate>Tue, 30 Oct 2007 17:28:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Vanessa FERRI</dc:creator>
        <category>TOME 1 - Portrait &amp; Parcours antérieur</category>
        <category>expérience</category>    
    <description>    &lt;p&gt;J'ai postulé spontanément pour travailler dans une boutique de Lyon. Je venais de quitter Mac Donald's.
C'était mon jour de chance. Le magasin recrutait un CDD à temps partiel au même moment.
Je fus donc convoquée pour un 1er entretien d'embauche à peine une semaine après l'envoi de ma candidature.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Je me présente à la boutique et en attendant de rencontrer le responsable, je me promène dans les rayons.
C'est une surface de vente agréable et conviviale d'à peine 50m². Je me sens bien.
Devant les livres pour enfants je fais un arrêt. Je découvre que les classiques du genre sont éternels, &quot;Martine&quot;, &quot;Le club des cinq&quot;...  Mais à la vue des autres livres, au caractère bien plus littéraire, je m'interroge. Ne suis-je pas trop ambitieuse pour un tel poste&amp;nbsp;? Ok j'ai passé un bac L, mais la littérature classique n'a jamais vraiment été mon point fort. J'ai même fait l'impasse sur Camus pendant la Terminale alors que c'était une lecture imposée...
Soudain j'entends une voix derrière moi qui me ramène à la réalité.
&lt;br /&gt;
- &quot;Mlle FERRI&amp;nbsp;? Je suis la responsable de la boutique. On y va ?&quot;
&lt;br /&gt;
S'il m'avait été permis de répondre à cette question, qui n'en n'était pas une, je crois que j'aurais répondu &quot;non&quot; et me serais enfuie en courrant... Mais heureusement, ce n'est pas ce que j'ai fait.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;J'attends que l'on m'invite à m'asseoir. C'est fait. Je regarde timidement la responsable. C'est une personne charismatique. Je bafouille à chacune de mes réponses, toujours persuadée de répondre à côté de la plaque. Elle reste impassible. Je ne parviens pas à savoir si ce que je lui raconte lui éveille un quelconque intérêt. Arrive la redoutable question.
&lt;br /&gt;
- &quot;Qu'avez-vous lu dernièrement ?&quot;
&lt;br /&gt;
&quot;Pas grand chose&quot; me répondait ma conscience...
&lt;br /&gt;
- &quot;Je l’avoue, je ne suis pas une très grande lectrice&quot; lui dis-je.
&lt;br /&gt;
Je pense avoir à cet instant véritablement attisé sa curiosité. Anticipant sa prochaine question, je rajoutai&amp;nbsp;:
&lt;br /&gt;
- &quot;Du moins je n'aime pas les lectures imposées. Je préfère me tenir au courant de l'actualité et choisir un livre dont le sujet m'intéresse vraiment.&quot;
&lt;br /&gt;
C'était l'époque où Amélie Nothomb avait écrit le merveilleux &quot;Stupeurs et tremblements&quot;. J'étais ravie de me rappeler que je l'avais lu et beaucoup apprécié. Alors j'ai commencé à lui en parler. Plus je lui en parlais et plus je mettais de la passion dans mon discours.
Ca y est, j'étais enfin à l'aise. Je continuais à lui parler de mon parcours, de mes hobbies, de mon goût pour les films fantastiques et les dessins animés...
&lt;br /&gt;
L'entretien dura une bonne demi heure. Elle le conclut et me demanda qu'elles étaient mes disponibilités. D'un ton très empressé, je lui rétorquai maladroitement&amp;nbsp;:
&lt;br /&gt;
- &quot;Totales!&quot;.
&lt;br /&gt;
Les jours passent, je n'ai pas de nouvelles. Je m'inquiète et je remets ma prestation en question. J'éprouve des remords, de la honte. Je suis nulle, ridicule... Toutefois, à mon grand étonnement, peu de temps après je reçois un coup de fil.
&lt;br /&gt;
- &quot;Bonjour Mlle FERRI, je suis la responsable adjointe de la boutique France Loisirs pour laquelle vous avez postulé. J'aimerais vous rencontrer à mon tour, car vous êtes l'une des deux candidates que nous avons présélectionnées.&quot;
&lt;br /&gt;
En route pour l'aventure&amp;nbsp;!
&lt;br /&gt;
Me revoilà dans cette chaleureuse ambiance. Je vois une jeune femme, 25 ans tout au plus, s'avancer vers moi. Elle me parut d'emblée plus décontractée. Elle m'invita à prendre place dans le bureau et s'assit. Son 1er reflex fut de prendre une clope de son paquet d'un geste simple et détendu. J'étais aux anges, je savais que je ne serais pas aussi stressée que lors du 1er entretien. Elle me proposa une cigarette. Evidemment j'acceptai&amp;nbsp;!
&lt;br /&gt;
Les questions étaient semblables à celles de la 1ère fois. Mais j'y répondais plus aisément. J'avais le sentiment d'être en confiance, comme si je faisais déjà partie de l'équipe. Voilà, c'était terminé. Elle m’accompagna devant les portes de la boutique et me salua&amp;nbsp;:
&lt;br /&gt;
- &quot; Je vous tiens informée de la suite. A très bientôt&quot;.
&lt;br /&gt;
Je sentis de la sincérité dans ses paroles. Alors je rentrai chez moi, bien plus confiante que la fois dernière.
&lt;br /&gt;
Le lendemain, je recevais un appel.
&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Anecdote rigolote :&lt;/strong&gt;
&lt;br /&gt;
A cette époque, j'avais une messagerie vocale un peu spéciale. J'avais eu envie de faire une annonce humoristique (en y repensant c'était plutôt bébête!). Je faisais semblant de répondre&amp;nbsp;:
&lt;br /&gt;
&quot;Allo, désolée je n'entends pas... Ah bon&amp;nbsp;! ... Ok je vois ... Non mais en fait vous êtes sur mon répondeur. Alors, laissez-moi un message.&quot;
&lt;br /&gt;
C'était stupide et quand je me suis aperçue que la responsable adjointe de France Loisirs y avait déposé son message, imaginez ce que j'ai ressenti. Dans le genre ridicule, cela valait le détour!
&lt;br /&gt;
Je me présentais à la boutique l'après-midi même. Dès la 1ère seconde, la responsable adjointe me complimenta pour mon message. Heureusement pour moi, elle avait trouvé ça amusant. Je n'en étais pas très fière pour autant, alors je répondis à son salut en baissant les yeux. Elle me confessa qu'elle et sa collaboratrice avaient longuement hésité entre les deux profils. En fin de compte, il y avait deux postes à pourvoir. Je fus prise pour celui de la boutique, quant à la seconde demoiselle (qui singulièrement se prénommait aussi Vanessa), elle fut choisie pour un poste de distribution d'encarts publicitaires.
J'étais contente de moi et décidée à tout mettre en oeuvre pour réussir dans les fonctions qui allaient m’être confiées.
&lt;br /&gt;
Deux mots&amp;nbsp;: le bonheur. J'ai appris énormément de choses. Malgré mon tout petit rôle et mon tout petit contrat, mes deux responsables se montraient attentives et me complimentaient sur la qualité de mon travail. Elles étaient devenues de véritables &quot;mentors ». J’avais du respect et de la sympathie pour elles.
&lt;br /&gt;
Par la suite, elles m’ont offert une preuve extraordinaire de confiance, que malheureusement on ne sait pas recevoir à 19 ans. Si par un heureux hasard elles lisaient ce billet, je tiens à ce qu’elles sachent que je leur adresse une immense reconnaissance.
&lt;br /&gt;
Le dessin animé &quot;Tarzan&quot; des studios Disney venait de sortir en DVD et K7 vidéo. J'eus une idée sympa pour promouvoir les ventes du magasin et je la soumettais à mes chefs. Pourquoi ne pas organiser un concours de dessins pour les enfants&amp;nbsp;? Il s'agirait d'imaginer le prochain compagnon de Tarzan et de le dessiner. Nous pourrions attribuer des prix aux enfants en définissant des catégories d'âges. Nous pourrions leur offrir des places de cinéma...
«&amp;nbsp;Dinosaures », la dernière production de Disney, sortait au cinéma à ce moment là. &lt;br /&gt;
- &quot;Feu vert&amp;nbsp;! C'est Ok!&quot;
&lt;br /&gt;
C'est un de mes meilleurs souvenirs professionnels. J’ai organisé ce concours de dessins avec une liberté d’action impressionnante. Nous avons fait une petite fête pour la remise des prix. Parents et enfants étaient enchantés et j'eus la chance de les conduire au cinéma, c'était magique. (Je mettrais bientôt les photos de cet événement en ligne.)
&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Anecdote :&lt;/strong&gt;
&lt;br /&gt;
Quatre ans plus tard, je faisais des courses dans la galerie d'Auchan Saint-Priest. Je fus interpellée par une petite voix. Je m'approchais de la petite fille. Elle était avec ses parents, son petit frère et sa grande soeur. Sur le coup je ne l’avais pas reconnue.
&lt;br /&gt;
- &quot;C'était bien vous Madame chez France Loisirs! Vous vous souvenez, vous nous avez emmenés au cinéma!&quot;
&lt;br /&gt;
J'étais très touchée.
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Les points positifs de cette expérience :&lt;/strong&gt;
&lt;br /&gt;
Il y en a tellement&amp;nbsp;! Mais plus synthétiquement cela m'a permis d'acquérir de la confiance.
J’ai eu de la part de mes employeurs beaucoup de reconnaissance, malheureusement si rare de nos jours.
Mon travail était responsabilisant et comportait de nombreux objectifs qualitatifs et quantitatifs.
C'était une excellente expérience de travail en équipe.
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Les points négatifs de cette expérience :&lt;/strong&gt;
&lt;br /&gt;
A l'époque, France Loisirs embauchait fort peu en CDI, à mon grand regret.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>Mac Donald's</title>
    <link>http://vanessaferri.blog.rhonealpesjob.com/index.php/post/2007/10/30/Premiers-pas-professionnels</link>
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    <pubDate>Tue, 30 Oct 2007 13:36:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Vanessa FERRI</dc:creator>
        <category>TOME 1 - Portrait &amp; Parcours antérieur</category>
        <category>expérience</category>    
    <description>    &lt;p&gt;Equipière polyvalente.
&lt;br /&gt;
C'est sans conteste un job très physique.
Le terme &quot;polyvalent&quot; est approprié.
&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Avant le rush :&lt;/strong&gt; Réception des marchandises, respect de la chaîne du froid, préparation des cuisines, réassort quasi-permanent des produits.
&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pendant le rush :&lt;/strong&gt; Réactivité en cuisine et efficacité en caisse. Malgré les apparences, la vente dans ce type de travail n'est pas &quot;passive&quot;, mais bien réelle. L'équipier doit avoir une parfaite connaissance des produits et penser systématiquement à  la valeur ajoutée de sa commande.
En cuisine, les mots d'ordre sont &quot;hygiène et organisation&quot;. Il existe plusieurs postes auxquels les équipiers en cuisine sont rattachés. Cela améliore considérablement la rapidité de service.
&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;A tout moment :&lt;/strong&gt; Etre équipier polyvalent signifie que l'on se doit d'être en totale activité, de la prise de poste à la fin de journée. La propreté du restaurant est assurée par la vigilance et l'assiduité des équipiers à effectuer des rondes dans les parties communes. Un restaurant entretenu, est évidemment plus accueillant et convivial.
&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;* Anecdote  :&lt;/strong&gt; Le Directeur du fast-food dans lequel je travaillais était particulièrement soucieux de la propreté de son établissement. Situé à proximité d'une gare, la clientèle y était abondante. Je me souviens qu'une fois, après le rush du déjeuner, mon employeur m'avait confié la tâche de nettoyer les rainures d'escalier avec la pointe d'un couteau (qui fût jeté après usage cela va de soit). J'ai mis plus d'une heure à parcourir marche après marche cet escalier qui me semblait interminable. Lorsque j'ai fini, j'avais le sentiment d'avoir franchi l'Everest. J'étais fière de mon travail, même si sur le moment je m'étais posé la question de son utilité. Il y a deux mois, je faisais le ménage dans mon appartement et comme à mon habitude j'ai humidifié un chiffon pour le passer sur les poignées de portes et interrupteurs de chaque pièce. Cette image m'est alors revenue et j'ai esquissé un sourire. Je venais de comprendre l'attachement de mon ex-employeur pour son restaurant, c'était comme sa seconde maison. Avant d'être lui-même Directeur, il avait dû je pense en nettoyer des coins de fenêtre, des poignées de portes...
Donc, le boulot qu'il m'avait attribué n'était ni dégradant, ni gratifiant, tout simplement un geste normal que l'on exécute chez soi pour s'y sentir bien.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;ins&gt;&lt;strong&gt;Les points positifs de cette expérience :&lt;/strong&gt;&lt;/ins&gt;
&lt;br /&gt;
C'est un job formateur qui nécessite beaucoup de dynamisme.
C'est aussi un excellent moyen d'aborder le travail d'équipe.
Il permet une approche relationnelle directe avec la clientèle, par conséquent il faut être irréprochable en toute situation (mêmes les plus conflictuelles).&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;ins&gt;&lt;strong&gt;Les points négatifs de cette expérience :&lt;/strong&gt;&lt;/ins&gt;
&lt;br /&gt;
L'usure... J'ai de l'admiration pour celles et ceux qui tiennent la distance dans ce type de poste.
J'avoue m'être vite lassée.
Certains coéquipiers sont exemplaires et vous aident dans l'apprentissage de votre job. Ce n'est pas le cas de tous. Il règne parfois un fort esprit de compétition (susceptible de faire peur pour un 1er job).
Le salaire... Pas de langue de bois&amp;nbsp;! Ce n'est pas très rentable de travailler comme équipier. La balance entre les efforts requis et les compensations financières semble déséquilibrée.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>PORTRAIT ET PARCOURS - Envole-moi</title>
    <link>http://vanessaferri.blog.rhonealpesjob.com/index.php/post/2007/10/28/Envole-moi</link>
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    <pubDate>Sun, 28 Oct 2007 18:01:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Vanessa FERRI</dc:creator>
        <category>TOME 1 - Portrait &amp; Parcours antérieur</category>
        <category>Envole-moi</category><category>Vénissieux</category>    
    <description>    &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Je suis née le 31 mars 1981à Vénissieux,&lt;/strong&gt; une commune de la banlieue lyonnaise.
Mon grand-père maternel, Monsieur Marcel Houël, en était le maire depuis 1962.
Egalement député de la 11ème circonscription de 1978 à 1981, mon grand-père était une icône.
Disparu trop tôt, en octobre 1985, je n'ai de lui que quelques photos et de vagues souvenirs.
Pourtant, je lui ressemble, je le sais.
Réputé pour son fort caractère, bon vivant, déterminé, il aimait Vénissieux et l'avait désignée comme ville d'avenir à une époque où malheureusement &quot;Les Minguettes&quot; souffraient d'une stigmatisation médiatique.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Mon grand-père paternel est d'origine italienne.&lt;/strong&gt; J'ai d'ailleurs ce côté latin avec une tendance à ponctuer mes phrases par des gestes. J'éprouve une grande fierté à porter son nom de famille, car c'est une personne robuste tout en ayant une grande sensibilité. Je me souviens que quand j'étais petite je le voyais parfois verser discrètement une larme devant la télé lorsque les programmes s'y prêtaient. Avec lui, en vacances, les promenades étaient de véritables excursions scientifiques.
Il a toujours aimé faire de la récupération d'objets en tous genres...  Des morceaux de bois, des cartons, de la ferraille, il ramenait tout ce qu'il trouvait... Au grand désespoir de ma grand-mère...&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Mon père travaille pour la ville de Vénissieux,&lt;/strong&gt; il est agent technique qualifié. Ma mère est conseillère en économie sociale et familiale dans une société d'HLM de Vénissieux et j'ai une demi-soeur de 10 ans mon aînée.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Scolarisée dans le public. Elève studieuse mais mystérieuse.&lt;/strong&gt;BAC L, Faculté d'anglais (peu de temps) et puis je décide subitement de travailler à 19 ans.
Mac Do (la meilleure école), France Loisirs, Camaïeu enfant (aujourd'hui Okaïdi), Etam, Jean Delatour...
A l'âge de 21 ans, je souhaite reprendre mes études. Je choisis d'effectuer un BTS en Action Commerciale, sur le mode de l'alternance professionnelle. (Mon parcours n'étant pas l'objet exact de ce billet, je reviendrai dessus plus en détails au cours d'un prochain thème).&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Envole-moi...&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://vanessaferri.blog.rhonealpesjob.com/public/JJ_Goldman_-_Envole_moi.JPG&quot; alt=&quot;Envole moi&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Adolescente,  je ressens le besoin de me prouver des choses.
Je m'insurge contre les excès médiatiques, contre les stéréotypes collés aux banlieues.
Je revendique, je manifeste, je lutte...
C'est la période où je forge mon caractère.
En 1984, Jean-Jacques Goldman écrit &quot;Envole-moi&quot; et tourne son clip à Vénissieux.
Sur fond de désolation, de ruines et de carcasses de voitures, celui-ci se jure de prendre sa vie en mains.
Encore aujourd'hui, je crois que cette chanson reste un symbole.
Elle exprime une certaine colère qui se rapprochait fortement de la mienne.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Avec les années, j'ai appris à canaliser cette énergie&lt;/strong&gt; sans oublier mes valeurs et convictions.
Citoyenne depuis ma majorité, j'attache beaucoup d'importance aux droits civiques.
(Mon contexte familial y contribue évidemment).&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Certains évènements surviennent sans que l'on puisse faire quoique ce soit.&lt;/strong&gt; Ce n'est pas être fataliste de le dire. Cependant, je crois peu au hasard. On récolte le fruit de ce que l'on a semé. J'espère qu'il en va de même pour la vie professionnelle. De toute façon, je compte bien m'en donner les moyens une fois de plus...&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://vanessaferri.blog.rhonealpesjob.com/index.php/post/2007/10/28/Envole-moi#comment-form</comments>
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